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Livre

Le livre commence comme un conte. Dans les années 1930, Ali et ses frères, se baignent dans l'Oued (Kabylie) lorsqu'ils trouvent un pressoir dérivant dans les flots qui va faire leur fortune en leur permettant de transformer leurs olives en huile. Mais le temps du bonheur et de l'opulence est de courte durée...

Les premiers troubles de ce qui va devenir la guerre d'Algérie agitent le village. Les partisans de l'Indépendance ne pardonnent pas à Ali et à ceux qui ont combattu dans l'armée française. Se déroule alors la succession d'événements historiques, toujours racontés à travers le prisme de la famille d'Ali : la montée du FLN, les massacres, les attentats, les accords d'Evian, l'exil, le racisme et les humiliations. En balayant ainsi les années, la romancière montre comment l'histoire se transmet de génération en génération, dans des récits traversés de non-dits. C'est cette histoire incomplète dont hérite Naïma, la narratrice, fille de Hamid et petite-fille d'Ali.

A travers cette saga familiale, Alice Zeniter évoque avec subtilité et émotion des destins brisés par l’Histoire, l’irrationalité des hommes, les séquelles de la colonisation, le déracinement, le lourd poids de l’héritage familial, mais aussi la force de l’amour filial. Mettre des mots sur ce que l'on a trop longtemps qualifié « d'événements » relève d'un nécessaire travail de mémoire et d’une totale réussite littéraire en ce qui concerne l’ouvrage d’Alice Zeniter.

Coup de cœur par Pauline C.

Couverture de L'art de perdre